Paolo Merloni

P. Merloni, peintre

Paolo Merloni nait dans une famille d’artistes. Comme avait fait son père, il commence à dessiner en autodidacte. Il va remplir feuilles et feuilles de croquis où le visage humain prend tout l’espace.

La grammaire de l'art

Le père Giovanni est peintre et écrivain. Son frère Raffaele écrit aussi, avec un véritable talent pour le dessin et la bande dessinée. Sa sœur Gabriella est comédienne et chanteuse, avec un penchant aussi pour le dessin.

Autodidacte Paolo copie de plusieurs sources, s’engage avec les portraits de parents et amis et s’aventure aussi dans de croquis abstraits. À côté de cette attitude pour la représentation constante du vrai et de la figure va bientôt se développer une production aussi constante et continue de compositions libres, qui sont à la fois révélatrices et introspectives.

En 1998, Paolo Merloni fréquente la « Scuola Romana dei Fumetti », une école de bande dessinée, mais à la fin des cours il fait une remise en question de ce travail qu’il ne sent pas comme le sien. Il décide alors d’apprendre les bases de la peinture dans l’atelier du peintre figuratif, Gianfranco Galante. Là, il apprend les règles du dessin et de la peinture acrylique, en s’éloignant de ses premières compositions.

Son travail près du maître Gianfranco Galante, très productif, pousse Paolo Merloni à son choix décisif. En septembre 1999, il est admis au cours de Peinture près l’académie des Beaux Arts de Rome. Il a maintenant 25 ans.

À partir de ce moment-là, Paolo Merloni travaille tous azimuts pour apprendre la grammaire de l’Art, en suivant soit les cours principaux d’Italo Palumbo Scelza, soit l’École libre du Nu, avec le peintre Alfonso Avanessian. Dans les premières années, il reçoit d’importants conseils sur la figure et le dessin par le vrai du peintre Pierluigi Berto.

À moitié de la seconde année à l’académie de B.A., à la fin du 2000, le maître Gianfranco Galante déménage en lui laissant son atelier, que Paolo partagera pendant sept ans avec le peintre Andrea Castorina.

En février 2001, il expose pour la première fois 15 tableaux à l’acrylique dans le restaurant « Un cochon dans mon jardin », dans le quartier Parioli à Rome. Ces toiles aux fortes couleurs ont pour base les dessins d’intérieurs et d’extérieurs qu’il avait faits chez Gianfranco Galante, ayant pour repère sa maison et le quartier Trionfale.

Tout en poursuivant avec d’excellents résultats ses études près de l’académie des Beaux Arts, Paolo Merloni adhère à l’association de jeunes exposants « Granma », dirigée par Michele Manfellotto et Adriano Aymonino, qui organise en décembre 2001 une grande exposition de dessins. L’exposition de 15 jeunes artistes, dont lui-même, se déroule dans un immeuble occupé à vicolo di Sant’Ambrogio dans le Ghetto. C’est un véritable succès et ses dessins et croquis ne passent pas inaperçus.

Dans l’année 2001-2002, l’enseignement du professeur de peinture Andrea Volo marque un tournant décisif dans la façon de peindre de Paolo Merloni :

  • on est contraint à plus de rigueur dans la technique picturale :
  • on doit passer du vrai à la peinture d’après l’image photographique.
  • C’est un critère que chaque élève doit personnaliser avec un motif et un style original. Le motif choisi par Paolo Merloni c’est celui de « La famille ». Un thème qui deviendra un cycle, auquel il consacrera des années de travail. Dans les tiroirs de la maison, il ramasse toutes les vieilles photos de famille, dont les plus efficaces et touchantes ont été prises par son père et son grand-père. Ce sont surtout des photos en noir et blanc. D’ici son invention originale : il redonne vie à l’image qu’y est immortalisée grâce à la force décisive de la couleur. Une couleur libre, qui ne se soucie même pas de reproduire les couleurs réelles. L’histoire entière de sa famille est ainsi reconstituée en plusieurs formats (de 30x40 cm jusqu’à 150x180 cm), avec tous ses personnages et ses moments importants.

    À l’académie des Beaux Arts, sous le guide du professeur Gianpaolo Berto et de son assistant Vinicio Prizia, Paolo Merloni apprend aussi la gravure. Dans ce domaine son thème prédominant a son origine dans la religion chrétienne, qui le pousse vers une libre représentation de moments très symboliques de la vie de Christ.

    En juin 2004, il obtient le diplôme de l’Académie avec un mémoire en Histoire de l’Art au titre suivant : Le Réalisme magique de Carrà, Sironi et Donghi : le retour à l’ordre en Italie entre les deux guerres mondiales.

    Entre 2003 et 2004, dans cette phase terminale des études, Paolo Merloni prend part à plusieurs expositions collectives :

    • dans les pays de Supino (Frosinone) et de Formello (Rome) ;
    • à Castel Sant’Angelo, à Rome ;
    • à la Roseraie de la Mairie près du Circo Massimo, à Rome ;
    • dans une galerie de via Margutta, à Rome.

    En novembre 2005, avec la collaboration de l’association Granma, dans le nouvel espace de via de Vecchiarelli (près de via dei Coronari), Paolo Merloni réalise sa première exposition personnelle sur le thème de « La Famille ». Dans ce lieu, articulé en plusieurs pièces, ses 40 tableaux sont accrochés selon un parcours logique qui prend la forme d’un récit cohérent. Le succès est accordé par la grande affluence du public.

    À la suite de cette exposition, il obtient la commission de plusieurs « portraits libres », parmi lesquels il réalise un portrait de la famille Mazzitelli, qu’il peint sur une porte (décembre 2006). Après cela, Paolo Merloni commence à fréquenter les galeries privées avec son book. Dans cette période, il fait plusieurs aller-retour entre l’Italie et la France, suite au déplacement de sa famille à Paris.

    En avril et mai 2007, il expose deux fois près de la galerie d’Étienne de Causans au 25, rue de Seine, à Paris. Le sujet de cette exposition est de nouveau la famille, mais ici on suit les branches de l’arbre généalogique des années ’50 jusqu’aux années ‘20.

    Depuis ce moment-là, il quitte pour l’instant le sujet de la famille et se met à la recherche d’un nouveau motif, toujours en position intermédiaire entre le portrait impressionniste et le rêve expressionniste.

    Il se tourne vers la représentation des femmes. Au début, c’est un travail finalisé à décrire la beauté de la femme, qu’il tire des photos de publicité des magazines. Après il recherche le vrai, en représentant des modèles dans son studio. Avec le thème féminin, quelques visions plus ou moins inconscientes entrent dans la scène. Enfin, on assiste à des compositions fantastiques, où la femme nue se reflète dans un désir d’adolescent. Paolo Merloni a ainsi inventé le thème du « Femmisme ».

    En décembre 2008, dans le hall du Théâtre Furio Camillo à Rome, où l’on a joué un spectacle consacré à la vie et à la mort de Marat, dont il a réalisé l’affiche, Paolo Merloni, aidé par l’historienne de l’art Venere Felici et le peintre-graphiste Flavio Dionisi a exposé les « Femmes de Paolo ».

    En octobre 2009, il déménage de Rome et rejoint sa famille à Paris, où maintenant il vit et travaille.

    Paolo Merloni revient d'une exposition