Paolo Merloni

Bic et gravure

Le bic creuse la figure et anticipe le travail de la gravure. Ce que Paolo voit et enregistre du monde du dehors c’est un quotidien mêlé d’extraordinaire. Ce sont les dessins de sa chambre, du bâtiment d’en face, de soi même, qui marquent la chronique d’une existence vécue au cours des instants (1993-1997).

Le vent cinglant de la vie

Le cher et aimé stylo bic est le moyen avec lequel le jeune artiste tâte le terrain de l’extériorité et de l’intériorité. Ce qu’il perçoit en lui, ce sont surtout des visages, des corps décomposés, âgés parfois de 1000 ans ou plus et fouettés du vent cinglant de la vie.

Les visages sont les fantômes de son esprit, fantôme d’amis, de parents, ou parfois d’étrangers, aux expressions en suspens et incompréhensibles.

Ce sont des copies prises de n’importe quelle source, du visage de Charlie Chaplin, de l’atlas des animaux, des tableaux de Géricault et d’Honoré Daumier, jusqu’aux gravures de Gustave Doré. C’est donc l’amour aveugle et déclaré pour toute forme d’expressivité.

Le dessin est l’arme pour guérir de la maladie de la vie.

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